lundi 24 novembre 2008
"Sεяpεŋт εт piεяciŋgs"

"Serpents et Piercings" de Hitomi Kanehara
Editeur : Grasset & Fasquelle (30 mars 2006)
Présentation de l'éditeur :
Dans la nuit zébrée de néons des ruelles interlopes de Tokyo, une jeune fille de 19 ans traîne son mal de vivre et son envie de transgresser tous les tabous. Lorsqu'elle tombe amoureuse d'Ama, jeune punk qui la fascine, c'est un monde qui s'ouvre à elle - celui des piercings, des tatouages, de la chair marquée, entre violence et désir.
Biographie de l'auteur
:
Hitomi Kanehara, nouvelle enfant terrible de la littérature japonaise, a 22 ans. Autodidacte, au sortir d'une adolescence rebelle, elle écrit ce premier roman qui lui vaut le prestigieux prix Akutagawa, et s'est vendu à deux millions d'exemplaires au Japon.
Mon avis :
Une histoire qui se dévore...
Cependant par rapport à la lecture de la quatrième de couverture je m'attendais à autre chose, mais j'ai quand même été agréablement surprise.
Plusieurs sentiments nous traversent à la lecture de ce texte, parfois on a envie de baffer l'héroïne, on ne la comprend pas... C'est un personne assez charismatique, et étonnant. Les deux autres personnages autour de qui l'histoire tourne sont également très intéressants ; des personnalités totalement différentes, mais toutes plaisantes.
Du Body-Art, du sexe brut, de la tristesse... trois thèmes qui intrigues et qui ne laissent pas de marbre dans cette histoire.
J'ai adoré globalement, mis à part la fin que je trouve un peu simpliste et rapide. Mais la dernière phrase de ce bouquin porte bien son sens.
Conseil : A lire !
mercredi 5 novembre 2008
"Dσjσji εt autrεs ŋσuvεℓℓεs"

"Dojoji et autres nouvelles" de Yukio Mishima
Quatrième de couverture :
De l'univers des geishas aux rites sacrificiels des samouraïs, de la
cérémonie du thé à la boutique d'un antiquaire, Mishima explore toutes
les facettes d'un japon mythique, entre légende et tradition. D'une
nouvelle à l'autre, les situations tendrement ironiques côtoient les
drames les plus tragiques : que ce soit la jolie danseuse qui remet du
rouge à lèvres après avoir renoncé à se défigurer avec de l'acide en
souvenir de son amant, Masako, désespérée, qui voit son rêve le plus
cher lui échapper, ou l'épouse qui se saisit du poignard avec lequel
son mari vient de se transpercer la gorge...
Quelques textes étonnants pour découvrir toute la diversité et l'originalité du grand écrivain japonais.
Mon avis :
J'ai acheté ce petit livre à la va-vite, et je n'ai pas du tout été déçue !
C'est un petit recueil de quatre nouvelles.
- "Dojoji" présentée comme une pièce de théâtre, assez particulière et très intéressante. Je préfère ne pas en dire plus.
- "Les sept ponts" : cette histoire nous emporte dans la vie de jeunes japonaises, j'étais très curieuse sur le début, mais j'ai été assez déçue par le déroulement de l'histoire, je m'attendais à quelque chose de plus profond quand même...mais de superbes descriptions.
- "Patriotisme" : comme son nom l'indique, cette nouvelle parle du légendaire patriotisme japonais. On nous raconte l'histoire captivante d'un jeune couple. J'ai adoré cette nouvelle : intrigante, prenante, désespérante, envoûtante... Un tendre mélange d'amour, de désir et de mort...
- "La Perle" : que de sourires et de rires à la lecture de cette nouvelle...
mardi 4 novembre 2008
...Mέℓαŋcσℓiє...
¤... нuмєuя....| ■■■■■■□□□□ |...тєŋdrє...
¤..... єиviє.....| ■■■■■■■■■■ |... êtrє dαns sєs brαs...
¤.... sαитέ.....| ■■□□□□□□□□ |...*loαdiŋg*...
[►] Listєŋiŋg :
♬ ..Sopor Aeternus
♬ .. Artesia
♬ ..HIM
[●] Playiŋg :
+...
Lineage 2
[●] Rєadiŋg :
"Serpents et piercings" de Hitomi Kanehara
Photo datant du 11-11-07
Aujourd'hui je me suis baladée près de ce château que j'aime tant, il m'attire, je le trouve si beau, si paisible...
Je regarde le paysage et là je sens une drôle de sensation...
C'est drôle comme un paysage d'automne , des arbres aux branches dénudées, des feuilles couleur feu, un peu rosée-orangée-jaune-vertes, la mélodie du vent, peuvent vous faire régresser d'un an...
Vous observez et là vous sentez une larme sur votre joue, un sentiment de vide, un manque, une boule au ventre...une douleur si vive dans votre poitrine. Vous avez froid.
C'est d'autant plus perturbant que ce sentiment vous est familier, vous l'avez déjà vécu...
Vous avez vécu cette même scène il y a un an. Ce même temps, ce même paysage, ce même son, ce même sentiment, cette même larme, cette même douleur...
La date approche, c'est un drôle d'anniversaire... Vous ne savez pas pourquoi, mais vous y pensez. Vous n'arrivez pas à oublier, pourquoi? La douleur est encore si forte...
Et cette chanson accompagne ce moment parfaitement : " Downcast " de Dark Tranquility.
Tellement douce, mélancolique, tendre & cruelle...
Vous êtes troublée, perdue, confuse ... Vous ressassez, vous rêvez...
Envie d'être il y a un an pour changer les choses. Mais vous ne regrettez pas ce qui a pu se passer depuis.
Vous êtes si triste, vous vous sentez si seule, abandonnée...
Un léger sourire finit par se dessiner sur votre visage, pourquoi je ne sais pas...
Je ne sais pas grand chose au final, mais ce dont je suis sûre c'est que mon moi profond n'a pas changé, je suis toujours la même personne mélancolique, et tellement heureuse de l'être...
.
dimanche 23 mars 2008
Pour contempler la radieuse lumière de l’Être, éteignez la petite chandelle du moi…
En ce jour de Pâques [joyeuses Pâques à tout le monde
d’ailleurs], je me suis décidée à écrire un petit texte parlant de ce que mon
cancer a pu m’apporter, sachant que je suis encore loin d’en avoir fini avec ça…
Je vais peut-être être amenée à être crue pour certaines choses, choquante pour
d’autres…mais je vais également dire des choses sur un ton un peu ironique, ou
encore dérisoire… mais je déconseille à quiconque de venir me dire qu’un cancer
n’est pas si grave, ou d’autres stupidités du genre.
Cela fait un an que je suis malade, on ne m’a pas entendue,
on ne m’a pas écoutée. J’ai eu un retard de diagnostique, et je suis
actuellement en traitement, donc une chimiothérapie qui sera appuyée de trois
semaines intensives de radiothérapie.
Je vais passer maintenant à une petite liste de choses qui
me viennent à l’esprit. Certaines choses m’ont été bénéfiques, mais je vous prie
de prendre « bénéfique » et « apporté » au sens large du
terme, très large, car je me serais volontiers passé d’une telle maladie. Ils m’ont
été bénéfiques dans le sens où maintenant je veux me battre pour qu’on reconnaisse
la dureté de cette maladie
Être prise pour folle : j’ai vu énormément
de médecins, de spécialités différentes…hé bien je peux dire que les médecins
dans la pointe ardennaise sont des marchands de vaches ! Je
m’explique : on ne m’a pas crue lorsque je disais aller mal, mais ceci est
une trop longue histoire… résultat je souffre depuis un an, on m’a plusieurs
fois dit d’aller en hôpital psy, et on m’a même envoyée chez un psy…merci
messieurs dames médecins ardennais… heureusement, certains médecins ne laissent
pas tomber quand ils voient certaines choses anormales… Je remercierai toujours
mon médecin traitant de m’avoir crue, et d’avoir été si gentil avec moi. Et je
suis profondément heureuse des médecins que j’ai à l’Hôpital Américain de
Reims, ils sont vraiment géniaux ! Merci aussi à mes parents de m’avoir
toujours crue, et de ne pas m’avoir mise en HP…
Les douleurs : certains penseront qu’un
cancer n’est pas si douloureux… oh si mes gens, vous n’imaginez pas ! On
souffre tous les jours, de la tête aux pieds. Un jour ci, l’autre ca… on n’est
jamais tranquille. Personnellement, le plus douloureux pour moi sont les
crampes dues à cause d’un médicament composant ma chimiothérapie, la
Vincristine. Ce médicament devient trop toxique pour mon organisme : c’est
assez compliqué à expliquer, comme tout d’ailleurs. Mais ce médicament a fait
des ravages sur mon organisme (plus de réflexes, nerfs douloureux, …) et j’peux
vous dire que j’en chie. Oui j’en chie. Ressentir des crampes dans les membres
sans cesse, ne plus savoir poser le pied à terre tellement la douleur est
forte, ne plus savoir lever ses membres…se sentir paralysée à certains moments,
c’est affreux. Sachez, que de tout ca, jamais mes proches ne m’entendent m’en
plaindre. Je ne dis même pas 1/tiers de ce que je ressens.
Sachez qu’il y a
également plusieurs types de douleur : les douleurs dues à la maladie, et
les douleurs dues au traitement. En effet, il faut gérer maladie et traitement.
La maladie, dans mon cas, est très pénible. Elle a attaqué la région des
oreilles, bas du visage, région du cou, épaules, aisselles, et l’intérieur du
thorax. On pouvait voir des adénopathies (inflammation des ganglions lymphatiques)
ressortir de mon cou, ce qui faisait qu’on ne dissociait plus mon cou de mon
visage. J’avais des adénopathies à l’intérieur du thorax également. Ces
adénopathies appuient sur les organes et autres autour, ce qui provoque
d’horribles douleurs, en plus de la douleur même du gonflement.
Sachez aussi
que ca épuise, mais qu’on n’arrive pas à dormir tellement ca fait mal, même si
on ne bouge pas. C’est souffrance jour et nuit, 24h/24. De ca, jamais je ne
m’en suis plainte.
Je vous passe d’autres choses à propos des douleurs, ca
serait trop long à expliquer...
Je sais ce que ressent un poisson bulle
lorsqu’il gonfle : en effet, avec certains médicaments, les corticoïdes
dans mon cas, je gonfle et dégonfle énormément, surtout au niveau de l’estomac
et des intestins, il y a des jours, on dirait que je suis enceinte de 3 ou 4
mois XD
A cause de ces médicaments, je ne peux ni manger sucré, ni salé, sinon ben
c’est « pafff » gonflé… Le gonflement est d’autant plus important que
la chimiothérapie ralenti le système digestif, ce qui fait qu’on évacue très
peu… par ailleurs, attention aux gaz XD
Je sais ce que ressent un homme de 40 ans qui
perd ses cheveux : hé oui, perdre ses cheveux… une des dures épreuves de
la chimiothérapie. J’ai perdu la totalité de mes cheveux dès la seconde cure de
chimiothérapie. Lorsque vous vous brossez les cheveux un matin, et qu’une
petite poignée reste accrochée sur la brosse, je vous prie de croire que c’est
assez déroutant…et ca devient horrible les jours d’après, lorsque vos cheveux
partent par poignées à peine vous les touchez.
Je connais à présent le chapitre « cheveux de remplacement »,
c'est-à-dire perruque. Je n’aime pas ce terme, car votre perruque devient vos
cheveux.
Au début il y a eu refus de la perruque, j’en ai bavé. Ne pas se reconnaitre
dans le miroir, avoir peur de se regarder avec cette « chose » sur le
crâne. Et encore plus peur de cette « chose » sous la perruque… cette
chose sous la perruque n’étant que vous, mais chauve. J’avais peur de ce
reflet, de cette ombre chauve, qui n’était que le reflet de mon corps, de ma
tête, de mon crâne. J’avais peur de moi-même ; et je vous avoue, j’ai
encore peur de cette ombre chauve lorsque je la vois le soir. Me regarder dans
la glace, chauve, me gène, mais moins que de voir mon ombre sur un mur, sans
« mes cheveux ». Je n’ai toujours pas accepté le fait d’avoir perdu
mes cheveux, je me dis qu’un jour je vais me réveiller, et retrouver mes jolis
cheveux noirs et ondulés. Mais non, c’est une utopie. Je suis chauve. Je n’ai
plus peur de le dire.
Mes cheveux de remplacement par ailleurs sont vraiment jolis. Ils sont comme de
vrais cheveux, mais légèrement moins foncés que mes propres cheveux, et ils
sont lisses. Je ne les supporte pas détachés, car je ne me retrouve pas, c’est
pourquoi j’ai toujours des nattes ou des couettes, là je me retrouve.
Petites anecdotes : ce qu’il y a de bien avec les cheveux de remplacement, c’est que vous n’avez plus mal en vous brossant les cheveux, vous ne vous en plaignez plus, on peut tirer dessus…ca ne fait pas mal, ils brillent toujours autant, et j’en passe… de plus, si vous avez un coup de chaud, vous pouvez facilement vous rafraîchir ! Hé oui, ne plus avoir de cheveux, ca donne froid au crâne, véridique ! ca a été ma première sensation lorsque je n’ai plus eu de cheveux… « Maman, j’ai froid à la tête..."
La nourriture : petit chapitre, mais assez
dur à vivre lorsqu’on est sous chimio. En effet, je dois prendre des
corticoïdes pour dégonfler au niveau des adénopathies. Les soucis, c’est que
sous corticoïdes, on ne peut ni manger sucré, ni manger salé sous peine de
prendre du poids, de faire de l’hypertension, etc.… ou simplement de gonfler
(pour mon cas). Les corticoïdes au début m’ont faite fondre, 5kg en moins en 3
jours, mais maintenant j’ai tendance à grossir un peu à cause d’eux, mais je
surveille, et en général ca n’est que de la rétention d’eau, ou juste les
gonflements. Car oui, je gonfle énormément à cause des ballonnements et autres
que la chimio plus les corticoïdes donne.
Les corticoïdes, en plus de faire gonfler
comme pas possible, m’empêchant parfois de boutonner mon pantalon, ou d’me
battre avec pour qu’il ferme XD, donnent TRES faim, énervent, excitent,
empêchent de dormir. Je suis une petite mangeuse, gourmande certes, mais je mange
peu en temps normal. Lorsque je suis sous corticoïdes… je pourrais avaler un
bœuf ! C’est hallucinant comme on a faim…mais les soucis encore ici, c’est
que je crève la dalle, mais je ne peux manger. Déjà je n’ai pas envie de
prendre du poids, j’suis déjà rondelette donc bon =p j’aime mes rondeurs
mais voilà ^^, mais principalement car la chimiothérapie donne des nausées, ca
barbouille, et tout le tsointsoin… veuillez lire la suite !
Nausées, barbouillis : en effet, sous
chimiothérapie, on vomit !
Dieu merci, je n’ai pas remit mes tripes
pour le moment. Par contre, je suis hypersensible aux odeurs, aux goûts des
choses…. Certains aliments que j’adorais, juste à prononcer leur noms, me
donnent envie de vomir…alors que des choses que je détestais, ben je m’en
ferais un régal. Je ne mange que des légumes presque en temps normal, hé bien
pendant mes cures de chimiothérapie, je m’avalerais bien un bon steak saignant
à 7h du matin…
Sachez également qu’il est quasiment
impossible de faire partir ces nausées, et ce « mauvais goût » qu’on
a dans la bouche. Ce sont des effets secondaires primordiaux lors d’une
chimiothérapie, on peut les apaiser (pas pour moi snif), mais on a toujours un
vieux goût bizarre dans la gorge.
Bon ca me fait un aperçu pour quand je
serais enceinte ^_
Autres modifications :
La peau : la peau est beaucoup plus
sensible, lors du toucher on peut avoir très mal, c’est un des effets de la
Vincristine. Elle me donne très mal lorsqu’on me touche la peau par moment, et
également des sensations de « picotements » dans le bout des doigts,
qui est assez handicapant je vous l’avoue… (plus de guitare, peu de PC et
autres choses où le doigt est important).
Les poils : alors là par contre je dis
MERCI ! Quel bonheur que de ne presque plus avoir de poils !!! Plus
d’épilations, et tout le tralala…et lors de la repousse on sent rien ! C’est
magique !
Les ongles : mes ongles ayant une grande importance pour moi, faisant auparavant entre 1cm et 1cm et demi de long, hé bien j’étais dégoutée de voir qu’ils pètent au premier truc…
Tout ceci n’était qu’un point de vue « physique »
dira-t-on. Il y a un grand côté psychologique et émotionnel derrière tout ca
également.
Pour ceux qui ont pris la peine de lire tout ca, et je les
en félicite, hé bien je trouve que cette partie est d’autant, voir peut être
plus importante que la précédente.
En effet, vivre avec une maladie mortelle est difficile.
Le mot « cancer » fait très peur…
Il faut gérer des peurs quotidiennes. J’ai peur de mourir, oui, encore
maintenant. Lorsqu’on est sous chimiothérapie, la moindre chose peut nous faire
mourir, c’est pourquoi l’on doit se protéger. On doit éviter les gens malades,
porter un masque dans la rue (là des gens vous dévisagent), et j’en passe… ce
sont des bains de bouches X fois la journée, désinfecter tout, etc etc etc… un
vrai quotidien qui devient vite TRES pesant.
Plusieurs fois j’ai eu envie de tout claquer, en me disant « j’veux
crever, j’en peux plus ! Que je crève putain ! »… mais ca voyez
vous, ca n’est que passager. Oui c’est passager, et les docteurs ont appuyé en
disant qu’il faut des moments comme ca, qu’il est NORMAL de craquer… Un cancer
n’est pas un rhume. On prend vite conscience que la vie est importante. Je suis
en ce moment entre la vie et la mort, et je peux vous dire que mon état
d’esprit a changé sur énormément de choses…
Les amis : ahhh les amis…ceux qui disent
être vos amis, et aux moindres soucis vous plantent, ils me font rire…
J’avais des amis, que je considérais
énormément, que j’aimais très fort, pour qui j’aurais tout donné… hé bien ces
amis là, depuis que je suis malade…c’est limite si j’ai envie de leur parler.
J’ai eu tellement de surprises…certains vous lâchent ben simplement car vous
sortez de leur vie, ils ne vous voient plus, alors pourquoi prendraient-ils de
vos nouvelles ? D’autres eux, vont prendre de vos nouvelles, mais par
derrière diront des conneries, ou déformeront… D’autres encore, viendront vous
dire « mais c’est à toi de nous donner des nouvelles », là j’ai trop
envie de rire… ce n’est pas aux gens malade de donner des nouvelles
bordel ! Apres aussi y’a les « amis » qui savent ce que vous
avez, mais qui s’en foutent, et qui viennent vous faire chier avec leurs
histoires de merde de lycéen alors que vous agonisez à côté ^^
Bref, que des cas comme ca…
Par ailleurs, certaines connaissances, vous
étonnent vraiment… des personnes dont vous n’auriez jamais pensé qu’ils aient
autant d’attachement, de compassion à votre égard, et qui prennent
régulièrement de vos nouvelles, égayant votre vie… Hé oui, un gentil petit
message tout con, mais sincère, peut apporter un sacré rayon de soleil dans
votre vie…contrairement à des gens se disant être vos meilleurs amis, et allant
se plaindre par derrière et en vous disant « je t’aime ».
J’ai donc pu voir mes vrais de mes faux
amis… j’en ressors finalement ravie de voir l’amitié que j’ai développé avec
certaines personnes, et peinée de voir comme d’autres m’ont déçue…
Les gens cons : ahlala eux XD… j’vais faire
court…
« ma fille a un cancer » « ahhh
mais ca se soigne bien ca maintenant ! »… laissez-moi rire !
Faites la chimio à la place des cancéreux, faites les traitements, vivez notre
quotidien, et après venez me reparler…
Bon je n’ai pas envie de m’énerver, donc
j’vais éviter de mettre trop de choses du genre, et sachez qu’il y en a
beaucoup… Après certaines personnes ont un manque de tact, veulent rassurer, et
autres, mais il faut faire attention à sa manière de parler avec un malade.
- De la force morale… il en faut ! Lorsqu’on
vous apprend que vous avez un cancer, vous êtes seul au monde. Des gens seront
autour de vous, vous aiment, vous apportent aide et réconfort, mais vous sentez
que vous êtes seul. Ils ont parfois du mal à vous comprendre, et vous ne leur
en voulez pas. Vous aimeriez leur faire partager votre monde, mais vous ne
pouvez pas. J’ai longtemps culpabilisé de voir la souffrance de ma mère due à
mon état…pourtant je n’y étais pour rien. Je souffre aussi qu’on ne me comprenne
pas, mais je comprends qu’on ne me comprenne pas sur certains points, car on ne
sait pas ce que je peux endurer. Il faut donc savoir rester fort moralement
pour ne pas sombrer. Il faut garder le moral à tout prix, sinon c’est la chute.
Il faut savoir se mettre des coups de pieds au cul, même si on peut plus bouger
la jambe, il faut savoir rire, même si on a envie d’hurler et de pleurer, sinon
on ne s’en sort pas.
Je crois que je vais m’arrêter ici, cet
article est très long, il devait ne pas être aussi long XD et je ne dis pas
tout ce que je voudrais… mais lisez bien ceci :
Le cancer est une maladie grave et
mortelle, donc si vous avez affaire à quelqu’un atteint d’un cancer, ne
demandez pas « c’est grave ?», c’est toujours grave, même si certains
le sont plus que d’autres, souvenez vous, chaque pathologie est différente.
Le cancer est une maladie courante certes,
mais elle n’est pas « banale ». Je suis désolée, quand je vois les
gens dire « ah mais ca se soigne bien maintenant », j’ai envie de
prendre mon fléau et de leur éclater la tronche, je ne souhaite pas du mal aux
gens, sachant ce que c’est, mais ces personnes là devraient tomber dedans, et
là elles se rendraient compte…. C’est affolant de voir le nombre de personne
ayant un cancer, ca n’est pas banal, c’est AFFOLANT !
Le cancer est une maladie difficile à
gérer, très dure à vivre, et son traitement l’est tout autant.
Ce ne sont que des mots, je ne sais pas les
sentiments qu’ils vous procurent, et je n’ai malheureusement que des mots pour
essayer de faire comprendre ce que je vis, ce que je passe depuis de nombreux
mois. Je voudrais montrer aux gens que ca n’est pas rien d’avoir un cancer, il
faut se battre, c’est un combat VITAL. Un combat continuel pour survivre. Il
faut savoir rester fort psychologiquement, il faut qu’on soit entouré
Je veux aussi dire que ces lignes écrites
ne sont pas là en termes de plainte, beaucoup de gens me félicitent de
supporter autant d’ailleurs, et je les en remercie, mais je ne veux pas non
plus qu’on me prenne pour une vantarde.
Je fais juste part d’une partie de mon
histoire.
Si des gens après lecture, que je connais
ou non, se sentent blessés, indignés de ce que je peux écrire, qu’ils commentent,
je veux être commentée sur ce texte, je veux avoir des réactions, bonnes ou
mauvaises, et je n’effacerai rien dans la mesure où ces commentaires
seront réfléchis, et polis.
Et en note finale, je vais être crue et
dure, mais lisez ceci !
Par pitié, la prochaine fois que vous allez vous plaindre d’un petit mal, que ça soit un rhume, une fatigue passagère, un petit mal de dos, une mauvaise journée de lycée… oui je sais, c’est dur, car chacun à ses propres soucis, ses propres maux… mais par pitié, dites vous qu’il y a des gens qui souffrent réellement, des gens qui à ce moment même sont entre la vie et la mort, sont en train d’en chier avec des douleurs dont vous n’imaginez même pas l’existence, des traitements de même nature, sans parler de la maladie. C’est ce qui me fait me battre, il y a pire que moi, je l’ai vu, j’en suis consciente, et ca m’aide à accepter mon état.
Et par pitié, si un jour vous êtes amenés à
parler avec quelqu’un atteint d’un cancer, faites attention à vos paroles,
reconnaissez son cancer, reconnaissez ses maux, et venez pas le faire chier
avec vos soucis d’acné.
Merci de tout cœur d’avoir lu ce texte long, pas très agréable, mais important pour moi
Amicalement…
Lara
mercredi 19 mars 2008
...єℓℓє... "Pєиsєєs мєℓєєs dє dσucєuя єт вяuтaℓiтє мaℓsaiиє...'
Elle c'est Agonie, ou plutôt Marie...
Marie je pourrais la définir comme une véritable amie, voir même surêment la meilleure des amies.
Mais Elle n'est pas que ça... Je la considère comme un autre moi, on se ressemble.
Elle est aussi la chère & tendre d'un ami précieux, à eux deux ils forment le couple parfait.
Elle est une fille que j'ai détesté, mais maintenant Elle est la fille que j'adore plus que tout.
Elle a toujours été là, pour rire, pour pleurer, pour me conseiller, pour juste papoter.
Elle a toujours été là quand j'en avais besoin, sans même venir la chercher.
Malheureusement
je ne la connais que par un écran, je compte bien voir son jolie minoi
un de ces jours accompagnée de son cher & tendre.
Merci d'être toi Marie, merci d'être si différente.
Merci d'être mon amie.
Merci pour ce petit SMS le matin du 22 janvier.
Tu es dans mon coeur (kn!)
Dreams by DouceAgonie
Cette demoiselle fait de merveilleuses choses :
Son blog : http://douceagonie.canalblog.com
Son Deviantart : http://douceagonie.deviantart.com/gallery
Son MySpace : http://www.myspace.com/douceagonie
...ℓαℓα & мσi...



*mrawow*
<3
...Pєтiт вαumє αu cσєuя...
J'ai reçu vers 10 heures au matin le 14 février un joli bouquet de fleurs...
Je
me demandais qui aurait bien pu m'envoyer ça, sûrement un valentin? Hé
bien non ! Mon gentil et adorable, merveilleux grand frère !
Mon
frère, dans la marine nationale, est actuellement au Brésil, et pour ne
pas laisser sa tite sœur sans cadeau le jour de la Saint Valentin il
lui a envoyé un joli bouquet XD !
Petit mot sur la carte : "A la meilleure sœur. Sami"
N'est-ce pas adorable? <3








